Comment ça une certification Qualité payante pour travailler ?

Comment ça une certification Qualité payante pour travailler ?

Publié le 15 janv. 2019 13:58

Cet article n’a pas pour objet de détailler les vices et vertus d’une certification qualité, mais d’aborder l’aspect tarifaire qui est rarement évoqué dans les articles traitant de la réforme de la formation professionnelle.

Au 1er janvier 2021, afin de pouvoir continuer à exercer votre activité sur les marchés finançables par des fonds mutualisés (CPF, TPE-PME et apprentissage), la certification Qualité de votre structure sera obligatoire.

Il existe aujourd’hui une cinquantaine de certifications et labels Qualité différents listés par le CNEFOP. A la fin, il n’en restera plus qu’un.

« Mais je suis déjà Datadocké ! ».

Datadock n’est pas une certification Qualité, c’est « simplement » un référencement mis en place par les presque feus OPCA et OPCACIF pour faire un premier niveau de tri dans les prestataires de formation.

La bonne nouvelle, c’est qu’il sera toujours utile pour les 2 prochaines années.

La mauvaise, c’est qu’il ne sera utile que pour les 2 prochaines années.

«Pas une certification ? J’ai quand même du produire les 21 indicateurs Qualité et tout ça ! »

C’est ce que l’on appelle l’effet « Canada Dry ». Même si Datadock a le goût et la couleur d’une certification Qualité, ce n’en est pas une.

La preuve ? Avez-vous eu le plaisir d’être audité par un organisme certificateur ?

Non ? Et bien cela va changer.

En effet, comme toute certification Qualité qui se respecte, cette dernière sera délivrée par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac) ou par une autorité apportant des garanties équivalentes.

« Concrètement ça va changer quoi ? »

Sans rentrer dans le détail de la certification dont on ne connait pas encore le contenu (Publication envisagée en 2019), on peut supposer que cette dernière reprendra le meilleur des certifications et labels existants et de Datadock, avec un focus particulier sur le processus d’évaluation de l’efficacité des formations.

D’un point de vue purement pratique, les changements principaux seront :

  • La mise en place d’audits annuels de vos processus pour la certification initiale et les renouvellements.
  • La facturation de ces audits par l’organisme certificateur.

« Et ça va me coûter combien ? »

Le marché des organismes certificateurs étant ouvert à la concurrence le prix sera variable.

Certains facturent au temps passé et d’autres proposent un forfait en fonction de l’effectif de l’OF.

On peut néanmoins imaginer que les tarifs seront proches de ceux pratiqués actuellement pour les certifications existantes.

Les coûts d’une certification comprennent généralement :

  • L’accompagnement par un consultant lors de la phase de mise en place
  • Le coût des ressources humaines impliquées dans le projet (temps passé)
  • Le coût de l’audit initial (Année 1)
  • Le coût des audits de renouvellement (Année 2 et année 3)

En effet, la durée de référencement d’une certification Qualité est classiquement de 3 ans.

Ensuite, il faut recommencer le cycle au début.

Concernant l’audit initial, il faut compter habituellement entre 1 000 € et 3 000 €.

Pour les audits de renouvellement, le coût est compris entre 300 € et 500 € par audit.

« En attendant je fais quoi ? »

3 stratégies possibles : Attendre, anticiper ou ne pas se faire certifier :

  • Stratégie 1 : Attendre la publication officielle de la nouvelle certification afin d’engager les actions nécessaires pour s’y conformer et être prêt pour janvier 2021.
  • Stratégie 2 :  Anticiper la publication et se rapprocher dès maintenant des organismes proposant les certifications et labels existants (Listes du CNEFOP), en pariant que le delta entre la certification actuelle choisie et la nouvelle certification sera minime. Dans ce cas de figure assurez vous bien que vous ne paierez pas 2 fois au prix fort l’ancienne et le nouvelle certification. Exigez des garanties auprès de l’organisme pour bénéficier d’un audit simplifié et d’un coût réduit.
  • Stratégie 3 : Ne pas se faire certifier. Dans ce cas de figure vous vous fermez plusieurs marchés mais il reste toujours celui des entreprises de plus de 50 salariés qui reste libre.

Je termine par un appel aux futurs organismes certificateurs : Merci de proposer une tarification adaptée à la taille de l’organisme, afin que le coût de la certification soit équitable et supportable par les plus petites structures.

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